De nombreux chefs d’entreprise qui souhaitent réduire l’empreinte carbone de leur activité oublient souvent à quel point de petites modifications apportées ci et là à leur programme de voyage peuvent avoir d’importantes répercussions. Pour beaucoup, l’intégration de pratiques respectueuses de l’environnement dans une politique de voyage peut sembler une tâche insurmontable, mais ce n’est pas nécessairement le cas.

Dans le cadre du projet ICARUS, son programme de développement durable, la Global Business Travel Association (GBTA) propose un programme de certificats de formation en ligne qui guide les acheteurs et les fournisseurs de voyage tout au long du processus. Les frais pour le cours de cinq semaines, qui débute le 14 mars 2017, s’élèvent à 200 $ pour les membres de la GBTA et à 675 $ pour les autres participants.

Laissons-nous guider tout au long du processus en cinq étapes par Bernard Harrop, responsable du développement durable pour le projet ICARUS, qui propose également des services de conseil sur mesure.

Étape 1 : aligner votre programme de voyage sur les objectifs de durabilité de l’entreprise.

Comme le souligne Harrop, aux États-Unis et en Europe, plus de 90 % des entreprises ont mis en place des directives de développement durable ; nombre d’entre elles ne traitent simplement pas des voyages d’affaires. Commencez donc par contacter le directeur du développement durable de l’ensemble de l’entreprise pour voir comment vous pouvez également intégrer le programme de voyage.

Étape 2 : recueillir et communiquer les données relatives aux émissions de CO2.

Pour justifier le besoin d’adopter des politiques plus respectueuses de l’environnement, vous aurez besoin de chiffres concrets, plus précisément de la quantité d’émissions de carbone produites par l’entreprise ainsi que le montant des économies susceptibles d’être réalisées grâce à la mise en œuvre de pratiques durables.

Les clients d’American Express Global Business Travel peuvent utiliser notre programme d’analyse GREEN INSIGHTS pour calculer l’empreinte carbone de leur entreprise. Vous pouvez également utiliser l’outil d’auto-évaluation de la durabilité de GBTA afin d’identifier les forces et les faiblesses d’un programme de voyage.

Une fois que vous aurez une idée précise de l’empreinte carbone de votre entreprise, il sera facile de déterminer dans quels domaines vous pouvez réduire les émissions de CO2.

Étape 3 : définir vos buts et objectifs.

Harrop explique qu’il s’agit généralement du plus grand défi : décider de la direction que vous souhaitez voir l’entreprise emprunter et établir des objectifs précis. Souhaitez-vous réduire les émissions de carbone de 5 % au cours de la première année ? Ou visez-vous une réduction de 10 ou 15 % ? La réponse réside dans le moteur du changement, qu’il s’agisse d’un gestionnaire de voyages ou d’un conseil d’administration.

Bien qu’un gestionnaire de voyage ne puisse pas apporter des changements profonds à une entreprise tout seul, ceux qui réussissent à compiler les chiffres de l’étape 2 pourront plus facilement faire valoir leurs arguments et recevoir le feu vert de la direction.

Peu importe qui donne l’élan, lors de la création d’un programme de réduction des émissions de CO2, Harrop recommande de commencer en gardant la fin à l’esprit et de suivre un processus qui donne des résultats mesurables et réalisables.

Étape 4 : créer un plan visant à réduire les émissions.

Comme l’explique Harrop, une entreprise peut prendre quelques mesures simples pour réduire son empreinte carbone immédiatement, mais par la suite, des solutions plus créatives peuvent être nécessaires.

« Il ne s’agit pas de mettre un terme aux voyages », indique-t-il. « Il s’agit d’adopter une approche censée par rapport à ce que vous avez toujours fait. »

De petites modifications faciles à mettre en œuvre peuvent inclure la réservation d’hôtels écologiques ou la location de voitures plus petites et économes en carburant.

Étape 5 : mettre en œuvre le programme et impliquer les employés.

« Pour qu’un programme fonctionne », explique Harrop, « une entreprise doit établir un réseau au sein de l’organisation pour le soutenir. »Il conseille d’élire des « défenseurs des voyages » dans chaque division, région ou bureau, qui se passionnent pour la cause et peuvent contribuer à la mise en œuvre du programme.

Il faudra un certain temps et des efforts, explique-t-il, mais « une fois que vous commencerez à voir des résultats, vous obtiendrez de plus en plus de soutien. »Enfin, d’après lui, il ne faut pas oublier les trois « P » lors de la conception d’un programme : les personnes, la planète et le profit.« Si vous trouvez le juste équilibre entre ces trois éléments, vous possédez un très bon programme de voyage », conclut-il.